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mercredi 19 octobre 2011

La voix de coton de Corinne Bailey Rae...


C’est à Leeds, que la petite Corinne Jacqueline Bailey voit le jour le 26 Février 1979 d’une maman anglaise et d’un papa originaire de l’ile de St Kitts et Nevis dans la Caraïbe.
Elle fait ses débuts de chanteuse au sein d’une chorale baptiste et fait entendre sa voix dans les églises de la région.
Elle suit une formation classique de violon, mais rêve de jouer comme Led Zepelin.
L’envie de composer lui vient lorsque son chef de chorale lui fait cadeau de sa première guitare électrique.
A quinze ans, elle fonde son premier groupe, Helen.
La formation connaitra une certaine notoriété et signera même avec un label.
Corinne suit des cours de littérature anglaise à l’université de Leeds. Pour financer ses études, elle travaille comme préposée au vestiaire dans un club de jazz.
Parfois, elle est autorisée à se produire avec le groupe.
Cette expérience bouleverse Corinne et fait petit à petit évoluer ses gouts musicaux.
C’est dans ce même club qu’elle rencontre Jason Rae, celui qui deviendra en 2001, son époux.
Corinne n’a alors que 22 ans.
La jeune métisse continue à composer et ses chansons évoluent du style indie pop à des morçeaux beaucoup plus soul.
Elle collabore avec de nombreux artistes tels que le groupe funk The New Mastersounds ou Homecut Directive.
En 2004, elle signe chez Global Talent Publishing et apparait sur l’album de Mark Hill, producteur de Craig David. Une collaboration qui attire l’attention des grands labels.
Son premier titre Like a Star sort en Novembre 2005 chez EMI suivi de son premier album éponyme en février 2006.
Il deviendra rapidement numéro 1 des charts anglais et entrera au Top Ten américain.
La carrière internationale de Corinne est désormais lancée.
Corinne reçoit 2 prix aux MOBO Awards : "Best UK Newcomer" et "Best UK Female".
L'année suivante, elle est nominée à 3 reprises aux Grammy Awards : Album de l'année, Chanson de l'année et Meilleure nouvelle artiste.


Mais le 22 mars 2008, la vie de Corinne bascule quand son mari, Jason Rae est retrouvé mort dans un appartement de Leeds.
Il aurait succombé à une overdose de méthadone et d’alcool.
Jason était le saxophoniste du groupe The Haggis Horns qui avait collaboré avec Corinne mais également avec des artistes tels que Amy Winehouse ou Mark Ronson.
Suite au décès de son époux, Corinne, en pleine écriture de son nouvel album, cessera de composer pendant deux ans.
The Sea, son deuxième album sortira finalement en février 2010.
Un album soul et blues, poignant et empreint de douleur et d’optimisme.

vendredi 7 janvier 2011

Jenny Alpha, une femme d'exception


Figure de la culture antillaise, la chanteuse et comédienne martiniquaise Jenny Alpha est décédée le 9 septembre 2010 à l’age de 100 ans.
Née  en Martinique en avril 1910, Jenny Alpha vivait à Paris depuis 1929. Partie en France dans le but de devenir institutrice,  la martiniquaise se tournera finalement vers le théâtre et le music hall.
En pleine époque coloniale, il n’est pas aisé pour une antillaise de percer sur la scène parisienne mais son parcours l’emmène à rencontrer des grands noms du jazz et du music hall tel que Duke Ellington et Joséphine Baker.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle s’engage dans la Résistance .
Elle "aura été ainsi avant l'heure une très belle figure de cette diversité qui fait la richesse de la France, une France qu'elle aura servie aussi avec un grand courage en s'engageant dans la Résistance" dira le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand lors de son décès.
Après la guerre elle consacre toute son énergie à la défense et à la promotion de la culture créole à l’instar des chantres de la négritude comme Aimé Césaire.
Elle rencontre le poète Noel Villard, qui deviendra son époux.
En 1956  se tient à Paris le premier congrès des écrivains noirs. Elle y rencontre notamment Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Richard Wright et Langston Hugues.
1984 voit l’éclosion de sa carrière de comédienne  avec  La Folie ordinaire d'une fille de Cham de l'écrivain antillais Julius Amédée Laou.
Une carrière artistique qu’elle poursuivra jusqu’à sa mort.
A 94 ans, elle répétait encore La Cerisaie, de Tchékhov, mise en scène par le Haïtien Jean Pierre Lemoine. Et en 2008, à déjà 98 ans, elle avait enregistré un disque, La Sérénade du muguet.

L'annonce de sa mort a suscité de nombreuses réactions à Paris et dans les départements d’ outre-mer. La ministre de l'outre-mer,Marie Luce Penchard, a salué la "femme d'exception et de talent" qu'a été Jenny Alpha et  le délégué interministériel Patrick Karam "le talent et l'élégance d'une des plus grandes artistes ultramarines du XXe siècle".

samedi 8 mai 2010

Alice Walker






Poète, essayiste, romancière, enseignante, féministe engagée. Les qualificatifs ne manquent pas quand on veut décrire Alice Walker.
Alice Walker doit surtout sa notoriété internationale à son livre la Couleur Pourpre qui lui a valu en 1983 d’être la première femme noire à obtenir le prix Pulitzer de la Fiction et l’American Book Award.
Originaire de la Géorgie, Alice vient au monde le 9 février 1944 c'est-à-dire juste à la fin de la Grande Dépression.
Dernière enfant d’une fratrie de huit, elle est élevée au sein d’un foyer certes pauvre mais dans lequel elle reçoit beaucoup d’amour.
Au cours de son enfance, elle voit l’un de ses frères perdre un œil pendant un jeu. Les enfants travestissent l’accident pour ne pas être punis. Alice dit avoir beaucoup souffert du poids de ce mensonge et avoir garder de cette histoire un gout incommensurable pour la vérité.
Etudiante au Spelman College d’Atlanta, elle s’implique dans les mouvements pour les droits civiques des noirs. Transférée au Sarah Lawrence College , elle rencontre Helen Lynd la philosophe social qui l’engage à persévérer dans la voie de l’écriture.

A la fin de ses études elle travaille au Fond de défense juridique de l'Association nationale pour la promotion des gens de couleur où elle rencontre son futur mari l’avocat juif Melvyn Leventhal, qui lui donnera en 1969 une fille, Rebecca Grant.
Fervente humaniste, activiste pour la cause féministe, Alice Walker est un écrivain engagé. Elle a aidé à révolutionner l’image de la femme noire américaine.
Suites aux attentats du World Trade Center, elle se militera contre la guerre.


Son roman primé, la Couleur Pourpre, a servi de source d'inspiration pour Steven Spielberg qui en a fait un film en 1985 et il a également été adapté pour la scène par Scott Sanders. Présenté en première au Théâtre de l'Alliance Atlanta en Septembre 2004, La Couleur Pourpre est jouée au New York City Broadway Theatre en Décembre 2005. LaChanze l’interprète de Celie a gagné un Tony Award pour meilleure actrice dans une comédie musicale en 2006.
Les écrits d’Alice Walker ont été traduits dans plus de deux douzaines de langues et ses livres se sont vendus à plus de dix millions d'exemplaires.
La Couleur Pourpre, est devenu un classique de la littérature américaine et en 2007 on a fêté son 25e anniversaire.

vendredi 7 mai 2010

Shingai Shoniwa



D’origine Zimbabwéenne, Shingai ( à prononcer Shin- Guy ) signifie « persévérer » dans la langue Shona. Et de la persévérance c’est bien ce qui lui a fallu pour réussir.
Shingai a grandi avec sa mère dans la banlieue sud de Londres après le décès de son père.
Une enfance pas toujours facile qui a eu le mérite de faire d’elle la jeune femme de caractère qu’elle est aujourd’hui.
D’abord attirée par une carrière d’actrice c’est finalement vers la musique qu’elle se tourne.
Elle fait ses premières armes en tant que choriste aux cotés d’artistes tels que Guillemots ou Annie Lennox.
Forte de cette expérience, c’est avec le groupe de rock indie The Noisettes, qu’elle finit par se faire connaître.

Aux cotés de ses deux acolytes, Dan Smith et Jamie Morrison elle fait vibrer la scène musicale anglaise depuis bientôt trois ans. Et leur notoriété va en s’amplifiant puisque le succès du groupe a désormais passé les frontières de l’Atlantique.

Son look original affole les férus de mode et ses coiffures excentriques sont désormais devenues mythiques pour toutes les nappy girls du monde.
Avec son talent indéniable et l’énergie qu’elle met dans ses performances scéniques, Shingai n’a pas fini de faire parler d’elle.





Mais qui est donc Genevieve Jones




Elle est de toutes les soirées mondaines new-yorkaises et le Numéro de Mars du Vogue Américain l’a qualifiait déjà de It Girl.
Mais qui est donc cette jeune femme qui en quelques mois s’est imposée comme l’une des filles les plus prisées de la Grosse Pomme.

Genevieve Jones fait beaucoup parler d’elle, il faut bien l’avouer.
Pas une page mondaine de magazines qui ne parle d’elle et chaque semaine ses photos paraissent sur le très fashion site Style.com.
Elle était d’ailleurs assise dans les premiers rangs lors de la dernière Fashion Week.


Genevieve Jones compte parmi ses proches de riches mondains à l’image de Julia Restoin Roitfeld, Anouck Lepère, et Sean Lennon et de grands noms de la mode comme Zac Posen.
On l’a déjà surnommée la Paris Hilton noire et les mauvaises langues ne démordent pas.
Certains s’interrogent sur son train de vie et l’origine de ses revenus.

En effet, pour beaucoup l’ascension foudroyante de cette jeune noire originaire de la Louisiane, fille d’un ingénieur chimiste d’Exxon Mobil Corp et d’une femme au foyer laisse un gout amer.
On l’a dit oisive, vivant au crochet d’un riche ex-petit ami.
Il faut dire que la jeune femme détonne au sein de la haute société blanche de Manhattan ce qui n’est pas du gout de tout le monde.
Certains vont même jusqu’à dire que Genevieve Jones ne doit son nouveau statut de fashionista qu’au seul fait qu’elle soit noire.
Une espèce d’affiche vivante de la réussite de la discrimination positive.
En effet, selon certains créateurs, voir une de ses pièces portées par Genevieve c’est l’assurance d’une couverture médiatique qui ira au-delà des simples cercles fermés de la mode.
Car ceux qui ne sont pas héritiers ou stars se reconnaissent dans Genevieve Jones.
Elle représente un peu la réalité du rêve américain dans cette période de crise.

Nul doute en tous cas, que loin de s’arrêter aux avanies, Genevieve fait son petit bout de chemin.
Elle a d’ailleurs récemment monté sa ligne d’accessoires de luxe.
Une ligne d’accessoires très en vogue que l’on peut retrouver au concept store Colette à Paris.